Divers
" Le travail
de Thierry Froger, plus qu’à une expérience (une variation des conditions de
durée des « sujets » qui permettrait d’en fixer quelques qualités),
s’apparente à une quête. Il retrouve, je crois, ce grand mouvement de la pensée
d’Augustin : nous ne faisons que des images parce que nous sommes de la
nature des images (« et l’homme marche dans l’image »),
celles-ci ne cesseront qu’avec le temps lui-même : nous sommes quelque
chose de la nature du temps, de son écoulement, de son retour impossible dans
notre corps. "
Jean Louis Schefer
" Une interprétation ouverte de ce que
« donnent » les installations
de Froger dans un ordre de réalité plastique, de travail formel, m'amène à dégager trois grandes lignes
de cette lecture spatialisée et corporelle à laquelle est invité le visiteur :
tout d'abord, une métaphore épidermique de la nature fondamentalement
photographique de l'art cinématographique, ensuite l'irréductible
particularisme du cinéma comme machine à fabriquer du temps, enfin la
spécificité de son mécanisme comme dispositif à projeter de la lumière. "
Mariette
Bouillet