Drop City
2011
bois / tissus / peinture
dôme A : 300 cm de diamètre
dôme B : 240 cm de diamètre
dôme C : 160 cm de diamètre
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Drop City
2011
bois / tissus / peinture
dôme A : 300 cm de diamètre
dôme B : 240 cm de diamètre
dôme C : 160 cm de diamètre
En archéo-anthropologue des « formes perdues », Alexis Judic reconstitue des sculptures nées d’architectures auxquelles il redonne mémoire et matérialité. Dans une perspective historique et quasi scientifique, il explore à travers ses voyages réels et virtuels les inventions singulières lointaines créées par l’Homme. Ainsi la série Drop City (2010) doit son nom à une ville abandonnée des collines du Colorado. Fondée en 1965 par une communauté1 de quatre hippies, artistes et écrivains, étudiants de l’université du Kansas*, elle fut construite selon les principes utopiques du visionnaire Burkminster Fuller. Le dôme géodésique pensé comme habitat nomade utilise le moins de matériau possible tout en offrant un espace maximal au sol. Marqués par l’état d’esprit d’une époque fascinée par la conquête spatiale et la naissance de la consommation de masse pour les uns et les utopies révolutionnaires pour les autres, les ingénieurs constructeurs et les architectes rêvent de mégastructures destinées à supplanter les villes du passé, tandis que les hippies recherchent de nouveaux modes de vie, simples et proches de la nature. A l’échelle sculpturale d’Alexis Judic, la primauté minimale conforte la saisissante ingéniosité formelle de la structure pensée par Fuller, la radicalité du propos architectural qui s’en dégage autant que la qualité plastique empreinte d’abstraction et de potentiel science-fictionnel qui émanent de ce paysage construit.
*Gene et JoAnn Bernofsky, Richard Kallweit et Clark Richert.
Mai Tran, Cahier spécial 303 : Projets d’artistes en Pays de la Loire. 2011
Oeuvre réalisée grâce au soutien de la Région des Pays de la Loire. Crédit photographique François Judic.